ADAGIO

 

 

 

Dans un quartier résidentiel d'Alexandrie abandonné par les habitants à cause d'une inexorable remontée des eaux, l’entrepreneur Samer s'isole du monde avec sa femme, grande pianiste dans le coma et mourante d'un cancer.

 

Une poignante marche vers la mort vécue comme un lancinant adagio dans un monde qui s'effondre au sens propre comme au figuré. Mais la compagnie solitaire de la mort est constamment contrariée par le souvenir d'une vie intense avec sa femme musicienne, ses passions et ses voyages. Et aussi, par la présence chaleureuse d'un chauffeur d'un taxi truffé d'histoires à raconter et qui réussit à sortir Samer de sa morbide solitude.

 

Des signaux de vie alors que les indices de la fin se multiplient dans une villa qui n’en finit pas de prendre l’eau et de se fissurer.

 

Un récit bouleversant où la musique est omniprésente même si la mort finit par prendre son dû sous les gémissements d’un air qui « enterrait tous les espoirs. »

 

 

 

Traduit de l’arabe par Hamid Larbi 

 

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Ibrahim Abdel Meguid est né à Alexandrie en Égypte. Il est romancier et nouvelliste égyptien de langue arabe. Certains de ses romans sont traduits dans plusieurs langues européennes.

Il a reçu reçoit plusieurs prix importants dont : le Prix Naguib Mahfouz en 1996 décerné par l’Université américaine du Caire pour son roman L’autre pays, puis la même année le Prix de la Foire internationale du livre du Caire du meilleur roman pour Personne ne dort à Alexandrie, le Prix d'État de l'Excellence pour la littérature décerné par le Conseil Suprême de la Culture, en 2004, le Prix d'honneur de l'État pour les Arts et les Lettres décerné par le Conseil suprême de la Culture, en 2007. Enfin le Prix Katara pour le roman arabe en 2015 pour celui-ci.

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