LES SERPENTS DE FEU

 

 

 

À la suite d’un incendie dans son appartement, un romancier perd l’unique photo de sa mère. Son roman qu’il venait juste de terminer est, lui aussi, perdu, grillé avec l’ordinateur dont il ne reste un gros débris. Comble de malchance, le sinistre auquel il échappe, lui et les siens, entraine une amnésie partielle.

 

L’écrivain se souvient de tout, sauf de ce qu’il avait écrit. Il traverse une longue période de dépression, son sommeil est troublé par la récurrence d’un cauchemar où il est assailli par des serpents de feu. Une seule solution pour l’écrivain, s’imposer de longues marches dans la ville afin d’épuiser son corps pour obtenir un sommeil de plomb, sans cauchemar.

 

Dans une de ses promenades, il est si fatigué qu’il s’endort à l’ombre d’un mûrier. Au cours de son sommeil, les personnages du roman reviennent et retissent l’histoire. Une mère qui a aimé les livres et un homme et qui se heurte à la vindicte des frères sous pression d’un intégrisme radical montant. L’homme qui l’a aimée quitte la Jordanie pour Paris après une tentative de meurtre ratée contre lui. Il est rattrapé à Paris par les radicaux qui commettent un autre attentat contre lui. Il en sort, vivant mais défiguré. Ensuite, c’est le retour à Amman puis au village, dans une société où l’obscurantisme entrave l’élan de la vie, où penser et aimer devient un péché, une terrible transgression que les bien-pensants combattent par le feu.  

 

 

 

Traduit de l’arabe par Hamid Larbi 

 

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Jalal Barjis  est un poète et romancier jordanien. Il est lauréat du Prix littéraire Katara  du roman arabe pour cet ouvrage en 2015. Il a reçu le Prix Fiqat Dodine de créativité narrative, pour son ouvrage  La guillotine du rêveur en 2014 et le Prix Rox ben Zayed al Azizi, de créativité littéraire pour sa série de nouvelles  Le séisme en 2012.

 

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