Harragas, les brûleurs de frontières

HARRAGAS, Les brûleurs de frontières

AUTEUR

Un album de Saloua Ben Abda
& de Wissem El Abed


Saloua Ben Abda, d'origine tunisienne, vit en France. Écrivain et critique littéraire, elle a écrit plusieurs articles et études sur les thèmes de l'exil, du bilinguisme et de l'altérité. Elle s'attache à tisser des passerelles entre les paroles et les récits des deux rives de la Méditerranée. Son exploration de l'imaginaire de l'Autre à travers ses diverses manifestations invite au dialogue entre les cultures.

Wissem El-Abed est un artiste plasticien tunisien, Docteur en Arts Plastiques et Sciences de l’Art de la Sorbonne. Il expose dans diverses galeries et dans des foires internationales d’art contemporain. Sa pratique artistique interroge la capacité de l’art à jouer le rôle d’intermédiaire entre les imaginaires et à absorber la violence des paradoxes du monde actuel. Entre dessin, peinture et sculpture, « les grosses têtes », personnages fétiches de cet artiste, évoluent dans un univers parallèle à celui des hommes, un univers créé sous le signe de l’indiscrètement humain.

FICHE TECHNIQUE

Format 170 x 240mm
64 pages
Cahier spiralé
60 illustrations originales en couleur
EAN : 9782362430138

Prix public : 18€
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TAGS
#méditerranée, #afrique, #migrants, #algérie, #sénégal, #tunisie


Ce livre traite du malaise issu du phénomène de l’immigration dite clandestine…

Harragas. Ce mot désigne en dialecte maghrébin les voyageurs clandestins nord-africains et signifie littéralement « brûleurs de papiers et de frontières ».

Ce mot est devenu l’étendard de tous ces hommes qui rêvent d’un avenir meilleur et qui incarnent un désir venu du fond des âges, celui de voler vers un autre horizon.

Affronter l’horizon, arpenter de nouvelles terres, vaincre des mers indomptables, s’avèrent des actes homériques. Le rêve chimérique aboutit en réalité tragique. Une tragédie de notre époque. Une Odyssée moderne…

Voilà un hommage à toutes ces vies sacrifiées pour un Eldorado de plus en plus virtuel.

La rédaction de cet ouvrage prémonitoire a été achevée en 2009. Au moment où nous imprimons, l’Histoire qui se déroule sous nos yeux lui donne certes une certes une tonalité encore plus grave avec les exodes que vivent certains pays du Maghreb. Mais l’Histoire, avec ce « printemps arabe », c’est aussi un renouveau, porteur de tant d’espoirs…

La presse en parle

Quelques œuvres mises en page

Pour en savoir plus


Un harrag (harraga, au pluriel) est un migrant clandestin, qui prend la mer depuis les pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye) à bord de pateras (Boutti en arabe algérien) ou d’autres embarcations (bateaux de pêche, bateaux pneumatiques à moteur) ou clandestinement dans des cargos, pour rejoindre illégalement la Sardaigne, les côtes andalouses, Gibraltar, la Sicile, les îles Canaries, les enclaves espagoles de Ceuta et Melilla, les îles italiennes de Lampedusa, Linosa et Pantelleria ou encore Malte.

Le mot harraga, est un terme de l'arabe algérien, désignant « ceux qui brûlent ». La Harga est l’action de « brûler les papiers, les lois ». Dans les médias nord africains, le terme est largement utilisé. Le terme harraga, peut désigner tout autant celui qui « grille » un Visa en séjournant au-delà des délais autorisés, que celui qui passe par la mer sans papiers. Cependant, le terme harraga est plus généralement appliqué aux seconds, puisque les premiers sont communément appelés « sans papiers » ou « clandestins ». Ils sont généralement entrés légalement en Europe, et sont restés après l’expiration de leurs visas touristiques.

Les harraga algériens empruntent souvent le couloir Ouest de la mer Méditerranée. La mer Méditerranée est, selon une étude du Haut Commissariat aux Réfugiés, la mer la plus meurtrière au monde en 2014, comptabilisant plus de 207 000 traversées et 3 419 morts. Le recensement officiel des morts en Méditerranée a commencé en 1994.

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