Les manuscrits perdus

LES MANUSCRITS PERDUS

AUTEUR

Un roman de Mouna Hachim


Née au Maroc, essayiste et romancière, Mouna Hachim nous offre, à travers cette fresque fondée sur des événements et des personnages réels, en résonance avec les crises migratoires de notre temps, un roman où s’entremêlent les rêves et les désillusions, la guerre et la paix, la souffrance et l’amour.

FICHE TECHNIQUE

Format 145 x 190mm
276 pages
EAN : 9782367601755

Prix public : 20€
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TAGS
#maroc, #afrique, #morisques, #espagne, #aragon


Musulmans évangélisés de force depuis le règne des Rois Catholiques, les Morisques inquiétèrent très vite les autorités espagnoles, leur foi récente paraissant sujette à caution et leurs particularismes culturels, inassimilables. De là, Philippe III décida, près d’un siècle plus tard, l’expulsion massive de ces « nouveaux chrétiens » de ses terres.

Survient le Morisque Ahmed Al-Hajari, alias Diego Bajarano, héros de ce roman historique.

Né en Andalousie aux alentours de 1568, exilé à Marrakech, il est envoyé en ambassade en France et aux Pays-Bas. Sa mission ? Faire que ces pays accordent la sécurité et l’aide aux Morisques sur les routes de l’exode pendant que sa terre d’accueil marocaine était en pleine guerre civile consécutive à la mort du puissant sultan Al-Mansour.

Son action fut guidée par la traduction à Grenade de manuscrits bouleversants qui, non contents d’exalter la dualité des mondes, prônaient la quête d’une symbiose, tel un écho au cardinal Nicolas de Cues disant en 1453 : « Il n’y a qu’une seule religion avec des rites différents ».

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Le terme « morisque » (de l'espagnol morisco) désigne les musulmans d'Espagne qui se sont convertis au catholicisme entre 1499 (campagne de conversions massives à Grenade) et 1526 (à la suite du décret d'expulsion des musulmans de la couronne d'Aragon). Il désigne également les descendants de ces convertis.

Alors que les mudéjars sont les musulmans vivant sous l'autorité des rois chrétiens pendant la Reconquête de l'Espagne (achevée en 1492 avec la prise de Grenade par Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, les Rois Catholiques), les morisques, eux, sont des chrétiens, anciennement musulmans ou descendants de musulmans convertis. Ils ne forment donc pas à proprement parler une minorité religieuse ou ethnique dont les contours seraient clairement définis. Entre la période des conversions initiales (en 1499-1502 pour la couronne de Castille, en 1521-1526 pour la couronne d'Aragon), et l'expulsion générale des Morisques en 1609-1614, plusieurs générations se sont succédé, plus ou moins proches de la culture arabo-musulmane, plus ou moins assimilées à la société majoritaire chrétienne. Les différences régionales étaient, elles aussi, importantes, comportant des degrés d'assimilation variables.

Les autorités – et notamment les autorités religieuses – avaient tendance à présenter une image uniforme des morisques, celle d'un groupe resté fortement attaché à l'islam malgré le baptême catholique reçu : elles désignaient généralement les morisques par référence à cette conversion : « los nuevamente convertidos » (les nouveaux convertis), « les cristianos nuevos de moro » (les nouveaux chrétiens issus de l'islam).

Les travaux des historiens depuis une trentaine d'années montrent que la situation des Morisques était en réalité très diversifiée selon les générations et les régions, qu'il s'agisse des pratiques religieuses (musulmanes/catholiques), des usages linguistiques (arabe andalou, castillan, valencien), etc.
(source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Morisques)

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